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SERIGNE MOUSTAPHA BASSIROU MBACKE : Un rôle économique et politique important
Article mis en ligne le 9 mars 2013 par BAYE FALL

Pour participer à la réalisation des initiatives du Khalif Général des mourides et faire face aux besoins des nombreux nécessiteux qui dépendaient de lui, Serigne Moustapha Bassirou a exercé toutes les activités économiques allant des cultures hivernales et maraîchères à l’embouche bovine, en passant par l’exploitation forestière et le reboisement.

Pour les cultures hivernales, Serigne Moustapha Bassirou était l’un des plus grands producteurs d’arachides et de mil du Sénégal.

En effet, il exploitait chaque année une étendue de 445 hectares dans le département de Kaffrine, de Mbacke, de Nioro....

Sans se limiter uniquement aux cultures traditionnelles de Mil et d’arachides il tenait à diversifier ses spéculations. Aujourd’hui, sa production de maïs est l’une des plus importantes du pays. Dans ce cadre, il a été décoré en 2002 par le président Abdoulaye Wade.

En partenariat avec l’ISRA et la direction de l’agriculture, il exploite en 2007 120 hectares de sésame à Darou Miname Saloum (Département Kaffrine), 120 hectares de semences de mil et 120 hectares de semences d’arachide à Type.

La culture de niébé n’est pas aussi en reste dans le département de Louga.

Sa très grande expérience des cultures hivernales, sa rigueur et son patriotisme lui ont valu la confiance du ministère de l’agriculture au point qu’il s’est vu confié à plusieurs reprises la redoutable mission de tester de nouvelles variétés de mil et d’arachides pour reconstitution de semences de base pour tout le pays. En 2006, sur les 22 Tonnes d’arachides de semences de multiplication pré-base que le gouvernement a voulu faire exploiter dans le pays pour reconstituer le capital semencier, 20 Tonnes lui ont été confiées ; il en est de même pour le mil.

Démarrée dès la fin des années 70, la culture maraîchère est un domaine dans lequel Serigne Moustapha Bassirou excellait.

A Ross Béthio dans la région de Saint Louis, il est le riziculteur le plus régulier dans la vallée. Il exploite chaque année 200 hectares de riz et 40 hectares de maraîchage allant du gombo, à l’oignon, en passant par le Diaxatou et l’arachide de bouche. A Pout, il produit des haricots verts, des tomates, du gombo, des choux, etc. ...sur une superficie de près de 100 hectares avec les techniques les plus modernes comme le goutte à goutte. La presque totalité des produits récoltés dans cette localité sont destinés à l’exportation par le biais de Miname Export, société franche d’exportation, ayant obtenu la certification EuroGap de l’Union européenne depuis 2006/2007.

A Pout, comme à Bambylor, à Keur Momar Sarr, et à Ross Béthio, son installation n’a pas été facile car, dans chacune de ces localités, il était d’abord accueilli comme un concurrent par certains des habitants qui craignaient qu’il vienne récupérer leurs terres. Il déclarait tout haut qu’il n’était l’ennemi de personne, mais au contraire, était l’ami de toute personne ayant pour devise le travail. Dans chacune de ces localités, il a fini par devenir le modèle à suivre et le porte-parole des agriculteurs et paysans auprès du gouvernement pour tous leurs problèmes de semences, d’eau, d’engrais, de commercialisation jusqu’à devenir aussi l’homonyme de nombreux enfants de ces habitants naguère hostiles.

Aujourd’hui, au moment où on parle de fermes agricoles modernes, son exemple mériterait d’être médité.

Tous les profits tirés de ses nombreuses exploitations agricoles ont toujours servi à aider les nécessiteux et à financer des projets pour le développement de l’Islam. Les nombreuses Mosquées par lui construites, de même que le Daara Mame Diarra, Centre d’Education Islamique pour filles qui compte aujourd’hui 500 élèves avec une gratuité totale pour toutes, créé par lui à travers la Fondation Mame Diarra en sont une illustration.

Cet engagement pour le développement économique du Sénégal est doublé chez Serigne Moustapha Bassirou d’un sens élevé de l’Etat et la citoyenneté. En effet, il vouait aux symboles de l’Etat et à ceux qui le représentent un très grand respect et cette attitude pour lui était dictée par la nécessité de rendre les institutions plus dignes et plus fortes aux yeux des populations.

Il tenait également à ce que les communautés rurales qui étaient ses fiefs et qui étaient dirigées par ses enfants ou ses talibés soient irréprochables sur tous les plans et plus particulièrement sur le plan du recouvrement de la taxe rurale. C’est ainsi que Type et Mboul sont parmi les rares CR au Sénégal à atteindre 100% de taux de recouvrement chaque année depuis 1997.

Ce dévouement pour sa religion et le développement de son pays, son sens élevé de l’intérêt public lui ont valu l’estime et la considération de tous les présidents que le Sénégal a connu.

Il entretenait d’excellentes relations avec Senghor qui le consultait sur beaucoup de questions importantes. Quant au Président Abdou DIOUF, il l’a connu depuis qu’il travaillait au cabinet de Mamadou Dia et a noué avec lui une relation très longue.

Rappelons qu’en 1962 Serigne Moustapha Bassirou sur instruction de son père a tenté une médiation entre Senghor et le président du conseil de l’époque Mamadou Dia pour éviter au pays les douloureux évènements de 1962. Malheureusement, ses nombreux efforts n’ont pas eu le succès escompté. Les détails de son rôle dans l’Histoire du Sénégal et ses actions dans la régulation sociale et politique ne manqueront pas de susciter des réflexions ou ouvrages dans l’avenir.

L’actuel président a tout de suite vu en lui un partenaire majeur avec lequel il pouvait travailler pour le développement de l’agriculture, de l’éducation et d’autres différents secteurs. Son prix sur le mais et son action sur la reconstitution du capital semencier mentionnés plus haut, constituent un parfait exemple.

Son grand projet de Daara Mame Diarra (Centre d’Education Islamique pour filles) a été grandement apprécié par le Président au point qu’il se rendit en janvier 2007 à Prokhane pour lui témoigner sa reconnaissance.

Serigne Moustapha Bassirou a vécu en pratiquant ces paroles du Prophète : « Prie comme si tu devais mourir demain et travaille comme si tu devais vivre éternellement ».

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