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CHEIKH IBRAHIMA FATY MBACKE (1863 - 1943)
Article mis en ligne le 11 mai 2017 par BAYE FALL

La vie exemplaire de Cheikh Ibrahima Faty Mame Thierno Birahim MBACKE, de Serigne Mouhamed Bachir MBACKE ibn Cheikh Ibrahima Faty, dit Bassirou Anta Niang.)

Le contexte dans lequel naquit le Mouridisme était marqué par des guerres et des troubles, motivés par les conflits d’intérêts, la soif de pouvoir, les appétits territoriaux des différents protagonistes des pouvoirs locaux et les ambitions hégémonistes du pouvoir colonial sur tout le monde.

Dieu et les questions spirituelles étaient, à l’évidence, absents des préoccupations des hommes, même de ceux qui se paraient de titres d’érudits ou plaçaient leur action sous la bannière de l’Islam. C’est dans ces circonstances que Cheikh Ahmadou Bamba entreprit de développer son noble projet de ramener l’humanité à Dieu. Cela veut dire clairement qu’il " n’a pas cherché à créer une nouvelle voie différente des autres ou une communauté spécifique, mais toutes ses ambitions étaient de revivifier la voie de la " charia " et de la " haqiqa ". C’est la raison pour laquelle la communauté mouride vit le jour. " (cf. la préface rédigée par Serigne Cheikhouna Makhtar Bineta LÔ de Darou Marnane pour l’ouvrage sur Cheikh Ibrahima Faty de Serigne Bassirou Anta Niang MBACKE.)

Voilà un exemple de ces grands desseins qui infléchissent le cours de l’histoire et changent le destin des hommes. Ils sont servis par des êtres d’exception, de cette lignée d’hommes rares que Dieu ne fait descendre sur terre que pour ces causes singulières. Et, pour la réussite de leur mission extraordinaire, ces prodiges de Dieu se voient adjoindre par la Sagesse Divine des Lieutenants d’exception, à la mesure de l’ampleur de l’objectif. Ainsi, pour l’exécution de son mandat divin, Cheikh Ahmadou Bamba s’est entouré de lieutenants si extraordinaires que chacun d’entre eux a laissé un nom inscrit à jamais en lettres d’or dans l’histoire religieuse de ce pays. Parmi ces preux chevaliers de l’Islam se distingue Serigne Cheikh Ibrahima Faty MBACKE, également connu sous diverses autres appellations comme Mame Thierno Birahim, Ndâmal Darou ou Borom Darou. De cet extraordinaire serviteur de Khadimou Rassoul dont il était le bras droit, l’homme de confiance et le confident, l’histoire nous a transmis une image d’attachement et de fidélité à toute épreuve à l’endroit de son maître et guide spirituel, de courage physique indescriptible, de discrétion insondable et de piété incommensurable.

Aperçu sur le personnage

Sur sa naissance, à Porokhane, les auteurs s’accordent pour la situer au jeudi 15 du mois lunaire de " Rabbi al awwal " de l’an " charfadji " c’est à dire 1283 de l’Hégire, 1863 du calendrier grégorien. On raconte que cela coïncida avec la Bataille de Pathé Badiane ou Paoss Koto qui mit aux prises les forces de Maba Diakhou BA aux troupes de l’autorité coloniale. Mais, ce qu’il faut retenir de cet événement c’est que cela a donné lieu à une scène extraordinaire, et très significative pour l’avenir : pour la circonstance, Mame Mor Anta Sally, leur père commun congratula Cheikh Ahmadou Bamba qui devait tout juste avoir dix ans, en ces termes : " Félicitations pour la venue de ce nouveau né car il sera ton bras droit, en qui tu trouveras ardeur et soutien pour le grand projet qui te préoccupe tant. " (In ouvrage de référence).

Le Parcours de deux hommes inséparables

Ainsi commença le parcours commun de deux destinées extraordinaires dont l’une, pourrait-on dire, a été créée pour servir l’autre. Les deux hommes n’allaient plus se séparer sauf pendant les périodes d’exil du Cheikh. D’ailleurs, fait significatif, Serigne Touba consacra la première semaine de l’existence de Mame Thierno à faire le tour de la concession de Sokhna Faty Issa DIOP, la mère de l’enfant, afin de solliciter de Dieu le Tout Puissant, assistance et protection pour le nouveau né. L’éducation et l’instruction de Mame Thierno furent prises de bout en bout par Serigne Touba. Il en est né une telle concordance de pensée qu’entre eux deux on peut parler de réelle complicité. Et puis, en dehors de leur parenté par leur père commun, les deux hommes descendent de deux grands mères maternelles de même père. En effet, de Ahmadou Sokhna MBACKE, sont issues deux vertueuses filles :

Sokhna Asta Walo MBACKE qui donna naissance à l’incomparable Sokhna Diarra BOUSSO la mère de Khadimou Rassoul,

Sokhna Absa Mbacké, mère de Sokhna Faty Issa, elle même mère de Mame Thierno, le Lion de Darou.

Lorsque l’épopée de Maba Diakhou BA prit fin, Serigne Mame Momar Anta Sally rejoignit le Cayor avec sa famille. C’est d’abord à Patar qu’il s’est installé, puis à Mbacké Kadior. A sa mort, il fut inhumé à Dékheulé. C’est à ce moment que Mame Thierno fit officiellement allégeance à son frère Cheikh Ahmadou Bamba qui, dans les faits, était son maître depuis sa naissance.

Une formation et un caractère inédits

Mame Thierno a donc été formé par Serigne Touba en personne, dans tous les domaines de la connaissance. Khadimou Rassoul l’a ensuite envoyé auprès de Cheikh Birama DIAKHATE pour compléter sa formation. Ce fut ensuite à Makala, auprès du célèbre jurisconsulte Serigne Khaly Madiakhaté Kala, qu’il se rendit pour étudier la prosodie. A la vérité, ce périple n’était pas nécessaire à la formation de Mame Thierno : auprès de son Maître, il avait acquis suffisamment de sciences pour en remontrer à plus d’un. Mais, par ce moyen, Serigne Touba voulait lui enseigner que la vraie science n’est pas livresque. Il voulait qu’il apprenne, par son expérience propre, que la Connaissance pure est un don que seul Dieu peut octroyer et qu’Il n’accorde qu’à ceux qu’Il élit. Par cette forme de science qu’il détenait au plus haut point, Cheikh Ahmadou Bamba a pu parfaire la formation de Mame Thierno et lui octroyer des dons qu’il n’a plus jamais attribués à personne d’autre.

Au physique, Mame Thierno Ibra Faty n’était pas grand de taille, mais il avait une prestance remarquable. Peu bavard, il ne riait jamais aux éclats, se contentant seulement de sourire, au besoin. La plupart de ses propos s’articulaient autour du Coran et des Hadiths. Les exemples qu’il citait pour illustrer ses propos se référaient à la vie des prophètes et du plus glorieux d’entre eux, Seydina Mouhamed (P.S.L.). L’argumentaire qui sous tend ses conversations puise amplement dans les conseils et exhortations que prodiguait son guide Cheikh Ahmadou Bamba. Cheikh Ahmadou Bamba qui l’a formé lui a modelé un caractère tel que Mame Thierno, à l’exemple de son maître, ne craint que Dieu et ne sert que le Meilleur des hommes (P.S.L.) Jamais Thierno Ibra Faty ne s’est écarté de la voie que lui a tracée Serigne Touba. Il s’est toujours conformé à ses sages directives, et son maître a confirmé à plusieurs reprises, soit de vive voix soit dans des correspondances que sa famille détient encore, que toute sa vie durant Thierno n’a jamais eu de divergence avec lui. Toutes ses préoccupations étaient d’accomplir scrupuleusement les recommandations de Cheikh Ahmadou Bamba et d’accomplir les actes de dévotion. Il a toujours eu comme credo la proclamation de la Parole de Dieu le Très Haut et la vivification de la sunna sacrée du Prophète (P.S.L.). De Cheikh Ahmadou Bamba, Mame Thierno a appris que la seule hiérarchisation qui vaille entre les créatures de Dieu ne provient pas de la race, de l’origine sociale, de l’état de fortune ou du savoir, mais de la profondeur de la crainte révérencielle qu’on nourrit pour le Créateur. Serigne Touba lui a appris également qu’on ne peut pas servir Dieu sans s’attacher à Le connaître afin de maîtriser les modalités de l’adoration. Il sait aussi que la connaissance sans la piété n’est d’aucune utilité pour la quête spirituelle de l’individu. D’ailleurs, Cheikh Ahmadou Bamba, dans un de ses écrits dira : "Celui qui ne craint pas Dieu n’est pas Alim (savant), même s’il a épuisé toutes les disciplines spirituelles. " Pour le digne émule de Khadimou Rassoul, la crainte n’existe donc que dans la raison, tandis que le savoir ne peut être profitable que dans la pratique qui, à son tour, ne peut porter ses fruits que lorsqu’elle est sincère et scrupuleuse. Bien entendu, le scrupule consiste à éviter les interdits de Dieu et à accomplir ses recommandations.

Mame Thierno, maître et formateur

L’ attitude de Mame Thierno Ibra Faty en a fait son credo, à un niveau jamais égalé et il a éduqué tous ceux qu’il a eus en charge dans ce sens. Il dirigeait personnellement les cinq prières quotidiennes dans toutes les localités où il séjournait (Gouye Ngoura, Mbacké Kadior, Darou Marnane, Darou Mouhty, etc.) Non seulement il était hors de question que quelqu’un puisse se permettre de rater la prière, mais il exigeait que tout le monde l’accomplisse à la mosquée, de concert tous les autres confrères, à moins qu’on ne puisse invoquer un motif valable.

De source digne de foi, on raconte qu’il avait été amené à remarquer qu’un de ses talibés omettait de procéder à ses ablutions avant la prière sous prétexte qu’une plaie qu’il avait au pied enflait douloureusement au contact de l’eau. Mame Thierno le convainquit alors que c’était Satan qui s’employait ainsi à s’interposer entre lui et son Créateur. Lorsque le talibé reprit, malgré son mal, l’habitude de faire ses ablutions, l’on constata la guérison quasi miraculeuse de la blessure.

C’est donc en compagnie de ses disciples que Mame Thierno sacrifiait à l’ensemble des prescriptions divines, malgré les travaux pénibles et les difficultés liées aux conditions de vie dures dans ces contrées hostiles où il s’était installé. En dépit de tout cela, sans parler de l’éducation des talibés dont il se chargeait personnellement, il exécutait chaque nuit, au moins dix rakkas surérogatoires et procédait à la lecture du tiers du Livre.

Mame Thierno, un soufi rare

Sa vie fut fruste et frugale. Il a toujours habité dans des cases en chaume, sans aucun confort personnel. Pourtant il disposait d’énormes richesses qui provenaient des nombreux dons des talibés et de ses exploitations agricoles. Mais tous ces biens étaient tenus à la disposition de Cheikh Ahmadou Bamba et de sa famille, et des nécessiteux qui sollicitaient souvent son grand cœur. Il y avait certes de beaux lits, de grand prix et en grande quantité, dans ses demeures, mais ils servaient plutôt à honorer les exemplaires du Saint Coran, de Sciences religieuses et les écrits de son maître. Quant à lui, il se contentait d’une simple natte, qu’au demeurant, il considérait comme déjà trop luxueuse. Sa nourriture était des plus simples et il mangeait très peu. Il n’a jamais voulu, à ce propos, bénéficier de régime de faveur. En conséquence il mangeait, assis à terre comme tout le monde, et dans le même plat que ses disciples.

Voilà donc un homme tellement détaché des biens terrestres que son fils aîné et premier khalife, Serigne Mouhamadou Awa Balla MBACKE, a rapporté qu’un jour, il l’a contraint, lui et ses compagnons, à stopper la construction d’une maison qu’il leur avait commandée. Pour quelle raison ? Simplement parce qu’on avait pensé bien faire en utilisant du ciment pour consolider les fondations et pour préserver les poteaux en bois de la corrosion de la terre et des insectes. Mame Thierno n’a vu dans l’utilisation de ce matériau qu’un attachement trop prononcé aux commodités périssables de ce bas monde éphémère, qui en aucun cas, ne doivent ralentir la marche de l’homme vers la quête des félicités éternelles de l’au delà.

Mame Thierno ne parlait jamais inutilement et aucune futilité ne pouvait retenir son attention. Jamais il ne disait du mal de quelqu’un. Un profond anéantissement dans la volonté de Dieu lui avait donné l’habitude, en toute circonstance, de rendre grâce au Créateur. Ainsi, qu’on lui apprenne un événement heureux ou qu’on lui annonce la plus noire catastrophe, c’était pareil pour lui et son commentaire était invariablement : Al hamdoulilâhi ! (Nous rendons grâce à DIEU).

La générosité exemplaire

La sagesse populaire veut qu’une réputation d’érudition ne puisse s’attacher à un individu que lorsque des érudits reconnus lui décernent ce label. De même, nul ne peut être valablement crédité d’une réputation de générosité tant que ses propres parents n’en attestent pas, pour en avoir fait personnellement l’expérience. Mame Thierno Ibra Faty était donc un homme d’une rare générosité car, à ce propos, les témoignages de ses parents, tout comme ceux de nombreux particuliers qui ont eu à bénéficier de ses largesses, ne se comptent plus. Citons Serigne Fallou MBACKE, le deuxième khalife de Serigne Touba qui a eu à dire : "Je viens m’en ouvrir de mes difficultés au généreux donateur de Darou Mouhty. Il est celui dont les qualités sont louées de partout. Sa générosité n’est jamais prise à défaut : elle est d’égale profondeur, aux moments d’abondance comme en période de pénurie. " Citons également le grand maître Mouhamadou Al Deymani :

" Ibrahima est celui qui n’a point d’égal Généreux toute son existence, qu’il est bon, Doté d’une érudition et dont la bonne conduite, l’accueil et la Générosité profitent à tous, proches (parents) comme étrangers. "

Mame Thierno n’a jamais éconduit un solliciteur. Bien au contraire, il accédait, séance tenante, aux demandes de tous ceux qui recouraient à sa main secourable. Sa parole était sacrée et jamais il n’a manqué de la respecter. Cette réputation de générosité qui s’attachait à Mame Thierno explique qu’il n’a laissé à sa famille pour tout héritage que ce qu’il a reçu de Serigne Touba (vêtements, draps de lits, etc.) Toute autre chose qu’il recevait, était immédiatement dépensé pour la face de Dieu. En effet, jamais Mame Thierno, même s’il savait qu’il subissait des préjudices sur ses biens, n’a manifesté le moindre état d’âme, perceptible dans ses attitudes ou dans ses comportements. Même s’il savait que certains de ses proches utilisaient à des fins personnelles ses biens, cela ne l’a jamais irrité. Plus grave ! Il arrivait que certains poussent l’outrecuidance jusqu’à lui revendre, à des prix très élevés, des biens qu’il savait pourtant lui appartenir. Qu’à cela ne tienne : il le rachetait tout bonnement, comme si de rien n’était.

CHEIKH IBRAHIMA FATY MBACKE (1863 - 1943)
mouhamadousylla - le 29 avril 2016

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